Une distorsion écrase le haut des ondes : le son s'épaissit, se charge d'harmoniques, et devient plus agressif. C'est la non-linéarité : la sortie n'est plus proportionnelle à l'entrée.
Réglages
- Mode : la courbe de saturation, affichée en haut. DOUCE arrondit les crêtes comme un ampli à lampes ; DURE les coupe net, comme une pédale fuzz ; REPLI renvoie le signal vers l'intérieur dès qu'il dépasse, et chaque repli ajoute des harmoniques — le son métallique de la synthèse « west coast ». TRONÇ. écrête de façon asymétrique et pousse le haut-médium vers 1 kHz : le grain « tronçonneuse » des pédales metal.
- Drive : l'amplification avant la courbe (de 1 à 50). Le volume est compensé : Drive change le caractère, pas le niveau.
- ×4 : le suréchantillonnage, expliqué plus bas.
- Bias : décale le signal avant la courbe ; la distorsion devient asymétrique et ajoute des harmoniques paires, plus chaudes. Le décalage est retiré à la sortie.
- Tone : adoucit les aigus après la distorsion.
- Mix : dosage entre son d'origine et son saturé.
Le repliement
Une distorsion crée des harmoniques au-delà de 24 kHz, que le numérique ne peut pas représenter : elles se « replient » en fréquences parasites, sans rapport musical avec la note. Avec ×4, la courbe est calculée quatre fois plus vite, puis les harmoniques trop aiguës sont filtrées avant de revenir. Éteins-le sur une note aiguë très saturée : des sifflements apparaissent, qui ne suivent pas la mélodie. En contrepartie, le ×4 adoucit l'extrême aigu et retarde le son de 0,3 ms.
Entrées et sorties
- In L, In R : le son à traiter (In R reprend In L).
- Drive : CV du drive (+1 V = deux fois plus).
- L, R : le son traité.
